Le monde d’aujourd’hui, selon Moïse et Joseph.

Les relations internationales jusqu’au 21e siècle sont aussi marquées par la tradition judéo-chrétienne qui se réfère implicitement à Moïse ou à Joseph, selon les besoins et les circonstances.

1. – Dans l’histoire des migrations, c’est surtout chez Moïse que ses héritiers vont chercher des « réponses » et des orientations.

Quand se mettre en route et pourquoi ? Un autre lieu et un autre destin. Une nouvelle ère et de nouvelles lois.

Une espérance : Une terre promise, même si elle est déjà occupée. La migration vers l’Amérique des pèlerins du Mayflower, et ceux de la Conquista Ibérique.

Mais aussi la migration des Russes vers la Sibérie et l’Asie… et peut-être maintenant – mais ce n’est pas évident – la montée des immigrés sub sahariens vers des pays où coulent l’eau des robinets et le miel de la consommation. Les médias audio-visuels et les réseaux sociaux décrivent les pays industrialisés comme un paradis économique – surtout pour les annonceurs – accessible, si on s’en donne les moyens.

Un leader charismatique ou un trafiquant leur dit que pour une poignée de dollars ils franchiront la mer ( rouge sang), enfin pas tous, faut pas exagérer.

Nous savons aussi que la « Terre Promise » comme « le Royaume des Cieux » des évangiles commence ici et maintenant.

Les « Dix Paroles » et rien que les « Dix Paroles » pour politique sont un cadre irréductible.

C’est une exigence éthique dont les élections présidentielles françaises en 2017 ont révélé l’urgence de son respect.

2.- Dans une situation de crise, économique, politique, climatique, c’est vers Joseph que les références vont être prises : Ici nous courons des risques, faisons en sorte que nous soyons assurés de manger, de dormir, de fonder une famille et d’élever nos enfants. Angela Merkel s’est placée en bonne place en 2016, fille de pasteur en RDA, elle savait ce que signifiait un accueil pour les demandeurs d’asile.

Nos délégués aux migrations gouvernementaux, les planificateurs des camps du HCR et du CICR sont autant de « Joseph » pour organiser la récolte et la distribution de nourriture au niveau des besoins directs, et la FAO se prend pour un Joseph providentiel, avec le FMI et la Banque Mondiale pour gérer la pénurie, sans toutefois parvenir à ce que notre Joseph avait réalisé : Couper court aux trafics des matières premières alimentaires en Égypte.

En 2016, le peuple Suisse refuse de légiférer sur le sujet !

Les accords mondialistes sont une autre forme de gestion des ressources des matières premières alimentaires, et là ce sont les chinois qui sont à la manoeuvre géopolitique, mais au contraire de Joseph fils de Jacob, les bénéfices ne sont pas pour tout le monde, mais pour « L’Empire du Milieu ».

Une fois les questions d’intendance réglés, il faut apprendre le « vivre ensemble »

C’est dans ce domaine que le parcours de Joseph éclaire un processus d’intégration : Les frères et demi frères, les privilégiés et les « secondes mains » aujourd’hui les plus ou moins bronzés sont appelés à cohabiter. L’histoire de Joseph nous invite à la tolérance culturelle et ethnique. Elle est applicable dans les camps de réfugiés, les banlieues ghettos, et les arènes politiques.

3.- L’impératif de la narration :

Ce qui est passionnant, en définitive, c’est que l’époque de la mise en rédaction de ces deux « sagas » se situe à un moment où la région est loin d’être indépendante (6e-5e siècle av JC) Ces récits répondent déjà à deux impératifs qui n’ont rien perdu de leurs actualités :

  1. Moraliser les comportements d’un peuple qui se veut modèle pour les nations, avec la description de toutes ses tribulations et tentations jusqu’à l’accession à l’indépendance, au delà du Mont Nébo (La mort de Moïse) Nous y sommes, mais la réalité est contrastée, c’est le moins qu’on puisse dire.
  1. Pacifier les relations tribales et de voisinage, dans un contexte géographique morcelé et héritier d’alliances délétères issues des conquêtes des puissances voisines : Assyriennes, Egyptiennes et Perses.

En « descendant d’Abraham », le cousinage devient un impératif de survie, et peut être une chance d’indépendance.

Sadate et Begin l’avaient compris pour leur accord de paix.

Manifestement Marine Le Pen, Wladimir Poutine et Donald Trump y sont réfractaires.

Autre temps autres moeurs.

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