La vie éternelle, d’accord … mais où ?

Sans prétention de pertinence

Introduction :

Quelques réflexions suscitées par les thèmes actuels et les circonstances.

1. Les célébrations Pascales génèrent toujours des lignes de textes de la part des théologiens les plus divers, qui tentent de faire passer un message «spirituel» de circonstance dans les feuilles paroissiales ou les journaux de plus grand lectorat.

A part quelques astucieux/ses rédacteurs ou rédactrices, la platitude ou la vanité de ces textes est affligeante et incompréhensible pour qui n’a pas fait son caté en bonne et due forme.

2. La mort de mon beau-frère et d’un ami, et les célébrations qui en ont été l’occasion ont produit un mélange de convictions tout à fait intéressant entre les nouvelles formes de spiritualités, et la tradition judéo-chrétienne, de la plupart de ceux qui y ont participé, sur place à Genève, Fiesole ou par ZOOM.

3. Les explications multiples des chimistes et médecins qui tentent de faire comprendre les processus mis en œuvre pour permettre à l’ARN messager de nous protéger de l’épidémie de la COVID 19, sans altérer notre code génétique ADN qui n’est en aucun cas modifié avec son contenu millénaire,

4. Le livre «L’arbre Monde» de Richard Powers1 qui raconte à travers l’expérience de personnalités curieuses de la nature, les découvertes des multiples voies de communications entre les arbres, les champignons, et les animaux, dont nous faisons partie.

5. Les émissions de «TEMPS PRÉSENT» 25.02.2021

Et s’il y avait une vie après la mort ? Et si les récits de toutes sortes d’expériences troublantes de patients qui ont frôlé la mort étaient plus sérieux que ne le pensent les sceptiques ? Depuis les années 70, face aux innombrables témoignages d’expériences de mort imminente, des scientifiques tentent toujours de percer ce mystère. Des médecins livrent leurs dernières recherches. Patricia, Laurence, Lukas, et Véronique racontent ce moment unique qui a transformé leur vie.

6. Mes réflexions déjà publiées, à propos de l’instinct de survie, du «besoin de résurrection» chez les témoins de la résurrection de Jésus de Nazareth, et la présence au plus intime de nous mêmes des gènes codés de nos prédécesseurs de génération en générations qui vivent «en nous» en une intrication multiple et indéniable.

7. Le livre «Vivre avec nos morts» de Delphine Horvilleur, réflexion pertinente d’une femme rabbin, ancienne journaliste et admirative des histoires humaines.

A partir de là, je plonge dans l’incertitude et le doute fondamental qui m’habite normalement pour comprendre ce qui nous pousse à croire … ce que nous croyons.

Et surtout ce qui a conduit à en décrire les méandres dans la bible et les revues théo-logiques de toutes les époques.

1. La religion et la spiritualité aux risques de «la réalité brute».

Les grandes religions se méfient de ce qui ne fait pas partie de leurs dogmes et conciles millénaires. Ce qui ne rentre pas dans leurs pages est par définition dangereux. Si nous admettons – mais pas tout le monde – que la terre n’est pas plate. Et que le soleil est au centre de notre système planétaire, et pas au centre de l’univers, nous ne risquons plus rien.

Pour tout ce qui n’entre pas dans les confessions de foi, les gardiens de la conformité proclament «Il et grand le mystère de la foi».

Quand le mystère est ligoté dans les institutions, les anges y perdent des plumes.

Les caricatures de Charlie Hebdo déclenchent des vagues meurtrières, «pour sauver l’honneur du prophète» disait sur son grabat, un blessé au Pakistan, après une manifestation contre la laïcité en France. «Allah est grand» hurlait le pilote qui écrasait son avion sur les tours de New-York. Les musulmans Chiites et Sunnites sont certainement les victimes les plus nombreuses de l’intolérance islamiste universelle.

Depuis que les philosophes grecs et plus tard Nietzsche , Marx ou Freud, voir Sartre ou Camus nous ont appris à réfléchir sur la pertinence de nos réflexions et de nos actions, nous avons acquis une certaine souplesse d’analyse qui ne nous fait pas avaler toutes les «Fake News» de la culture du 21e siècle. Nous n’allons par mourir pour nos idées, mais nous prendrons notre temps pour mourir avec nos idées, aussi diverses soient elles. Nous avons la chance de vivre à une époque et dans des pays où il est encore possible – pour combien de temps ? – de proposer la tolérance et la bienveillance comme mode d’analyse de la réalité. Certains y ajoutent l’amour … ou la promotion de la «vie», ou «des vies» comme le soulignait Delphine Horvilleur à la Grande Librairie, puisque en hébreu, le mot «vies» n’existe pas au singulier ( «Le Haïm» = «A les vies»).

La laïcité qu’elle soit française ou helvétique, germanique, russe ou américaine nous offre toutes les possibilités de croire ou de ne pas croire, et surtout de nous permettre de vivre sans avoir peur de «l’œil de Dieu dans son triangle» au fronton de quelques bâtiment ou sous l’index de quelques censeurs qui n’ont que ce moyen pour exercer leurs pouvoirs.

Ce qui se passe dans les cerveaux humains, jusqu’à preuve du contraire, n’a pas d’impact sur la réalité à moins de mettre en œuvre un système qui en découlerait et régirait des actions qui conditionneraient d’autres humains  : Les dictateurs le pratiquent avec le succès que nous connaissons.

Et dans ce domaine au contraire, les judéo-chrétiens ont une certaine expérience avec les «dix paroles» attribuées à «Dieux» par Moïse. Elles sont un programme de survie qui a résisté aux siècles et aux tentations des puissants.

Aujourd’hui nous sommes confrontés à la réalité de la physique, de la chimie, et des méthodes scientifiques très éloignées des «mystères de la foi», mais pas tellement de notre besoin de comprendre, avec ce que la nature nous a donné, pour voir, apprendre, entendre, réfléchir le monde dans lequel nous sommes vivants.

La réalité à l’état «brut» ne s’accorde pas avec les idoles, quelles qu’elles soient.

En fin de vie terrestre et commune, tout devient équivalent et sans réelle importance,

d’où le «repos en paix» définitif sans crainte, sans châtiment, sans «prix à payer».

Prendre de l’avance peut être un avantage …

2. L’unité du vivant.

Je voudrai citer ici cet extrait du Courrier International à propos de la vie des arbres et des forêts, et relever les recherches de Suzanne Simard, :

C’est une spécialiste en écologie forestière à l’université de la Colombie-Britannique [Canada]. Elle étudie depuis vingt ans l’univers souterrain mésestimé. Elle s’est intéressée aux mycorhizes, nom donné au résultat de la symbiose entre un champignon et les racines d’un arbre. Depuis longtemps nous savons que cette symbiose permet aux plantes d’absorber plus facilement les éléments nutritifs contenus dans le sol. Suzanne Simard a mené des expériences inédites qui ont notamment montré qu’un bouleau et un sapin de Douglas s’échangeaient des molécules de carbone. Elle a également découvert que les mycorhizes reliaient les arbres non seulement au sol, mais aussi entre eux.

Je me réfère également à Patricia Westerford, docteur en sylviculture, longtemps réduite au rôle de «femme de ménage» après une thèse descendue en flammes par les autorités académiques qui ne pouvaient la prendre au sérieux. Elle est l’une des protagonistes de «l’Arbre Monde» le roman-récit de Richard Powers.

«Les revues de Salles d’attentes» contiennent régulièrement des articles de coaches divers qui s’intéressent à votre bien être – et accessoirement à vos revenus. Des groupes se promènent en forêt avec un.e guide, qui met en évidence certains arbres et encouragent les participants à les enlacer pour entrer en communication avec leurs facultés de transmettre leurs expériences pluriséculaires, afin de vous purifier des méfaits de la civilisation. Il y a toutes sortes de versions du même genre, avec ou sans intervention d’un «chaman» amérindien ou sibérien, et/ou consommation de substances favorisant le contact souvent qualifié de «spirituel».

Généralement considérées comme des propositions alternatives, je ne met pas en doute la déontologie des journalistes et des photographes qui en témoignent. On peut observer ces pratiques comme des manifestations folkloriques ou comme des thérapies «New Age», assez proches de celles des «faiseurs de secrets» dont les connexions sont encore mystérieuses, et incontestables quel que soit le crédit que nous leur accordons.

Mais revenons aux découvertes et aux intuitions de Suzanne Simard qui a aussi inspiré le livre «The End» de ZEP (Titoeuf) ou comment une forêt décide de se débarrasser de l’humanité.

Il y a eu la découverte inopinée que les Acacias, dont le feuillage est appréciés des Girafes. Le feuillage l’est beaucoup moins quand le premier arbre est attaqué… et que les autres deviennent amers et peu goûté de ces grands mammifères… Le premier arbre a généré des phéromones qui ont entraîné la modification du goût des feuilles pour le reste de la forêt : Il y a eu communication d’une information pour la sauvegarde de l’espèce.

Les recherches des mycologues ont conduit à prendre en compte les filaments de mycélium des champignons comme les vecteurs d’informations entre les plantes, voir comme vecteurs d’humidité ou d’éléments nutritifs pour les arbres ou les plantes en manque d’irrigation. Il arrive même que des racines d’arbres distants se rejoignent en sous sol et se greffent pour partager leurs vies et lutter ensemble contre les aléas de la nature.

Les arbres sont donc des êtres vivants dont l’intelligence n’est pas évidente à démontrer, mais dont on ne peut que constater la pertinence des décisions.

La capacité intelligente des racines à la recherche des nutriments et de l’eau dans le sous-sol, et encore la faculté des arbres à enlacer des roches ou des bâtiments, comme on le voit à la montagne, ou comme le montrent les photos de monuments en Amérique centrale ou en Asie du sud : A Angkor et les ruines Khmères.

Les vecteurs d’oxygènes des feuilles des plantes utilisent les mêmes éléments que les globules du sang pour véhiculer l’oxygène des poumons dans l’organisme…

Les arbres ont une partie de leur ADN en commun avec les animaux et donc les humains : C’est la partie qui code le «vivant» et ses composés assemblés en organismes aptes à se reproduire Donc a entreprendre un destin qui, sauf erreur de programmation, tend vers l’éternité, avec les évolutions sélectionnées pour une meilleure adaptation aux conditions de l’actualité.

Quand nous considérons l’origine de la vie sur cette planète, nous ne pouvons qu’être admiratifs, même si cela reste très mystérieux.

Les cultures ont aussi des traces de ces relations de communications : Les «Arbres à Palabres» des civilisations africaines ne sont pas seulement des parasols : Tous les arbres en sont pas «à palabres». On peut citer dans la Bible la rencontre d’Abraham avec les envoyés de Dieux sous les chênes de Mamré2,

Sur le continent européen, il y a la relation des druides avec les chênes sacrés3. Le chêne de St Louis (IX) sous lequel il rendait justice. On peut aussi citer les traces dans les expressions telles que «Arbres généalogiques» ou «branches de la famille» qui recouvrent des images suggestives ou des manières de présenter des familles.

3. L’héritage transgénérationnel.

Dans son livre , «Aï, mes aïeux»

«Anne Ancelin Schutzenberger livre, à travers son analyse clinique et sa pratique professionnelle de près d’une vingtaine d’années, une « thérapie transgénérationnelle psychogénéalogique contextuelle « .

En langage courant, ceci signifie que nous sommes un maillon dans la chaîne des générations et que nous avons parfois, curieusement, à  » payer les dettes  » du passé de nos aïeux. C’est une sorte de  » loyauté invisible  » qui nous pousse à répéter, que nous le voulions ou non, que nous le sachions ou pas, des situations agréables ou des événements douloureux. Nous sommes moins libres que nous le croyons, mais nous avons la possibilité de reconquérir notre liberté et de sortir du destin répétitif de notre histoire, en comprenant les liens complexes qui se sont tissés à travers les années.»4 C’est l’histoire des «secrets de famille.

Si nous voyons avec évidence l’héritage chromosomique d’une première génération de couples d’origine mixtes, ou les ressemblances entre les générations d’une même famille, il y a des transmissions plus contestées, comme «la bosse des maths», ou la sensibilité artistique, et plus encore mis en question, les héritages «tribaux et culturels» comme par exemple la judéité, à distinguer du judaïsme, qui favoriserait une forme de pensée ou d’appréhension de la culture .

Dans une famille où «on a toujours fait comme ça…» la transgression est ressentie comme une trahison des traditions. L’accomplissement de rites est la garantie de maintenir ses racines, éventuellement de les retrouver.

En préparant un service funèbre dans une famille durement éprouvée par l’accompagnement d’un défunt après 6 ans d’Alzheimer, l’épouse qui l’a accompagné jusqu’au dernier moment exprimait une joie sereine à l‘idée de la vie qui s’ouvrait à elle. Comme je m’en étonnais, elle me dit «C’est grâce à St Antoine : J’ai eu une longue conversation avec lui cette dernière semaine, et il m’a dit que je devais me réjouir de la mort de mon mari, enfin délivré de ses angoisses et de ses fantômes. St Antoine m’a encouragé à vivre heureusement avec mes enfants et mes petits enfants, et mon mari restera présent après de moi».

Pour un théologien protestant en charge de la cérémonie funèbre, je me suis remis en question : Qui est ce St Antoine, quand ce mot représente à Genève le bâtiment de la prison (désaffectée), ou éventuellement St Antoine de Padoue5, une paroisse de la ville, ou encore un «père de l’Église» dont l’histoire est racontée par St Athanase ?

J’ai trouvé une explication dans le fait que cette dévotion avait aussi été celle de la mère de la veuve, espagnole, descendante de Marranes6, dont la religiosité «catholique» était plutôt une manière de se conformer à l’air du temps à l’époque de la dictature franquiste.

Ainsi, la «présence» des anciens dans l’héritage génétique leur permet de ressurgir fortuitement, comme ce dialogue avec St Antoine, toutes ses identités confondues, qui résume les paroles de Jésus de Nazareth : «Avec la foi comme un grain de moutarde vous pouvez transporter les montagnes», et «Tout ce que vous demanderez au Père, il vous l’accordera…» une parole au cœur du messagedu «Père du Désert», comme le rapporte St Athanase au 3e siècle ap.JC.

Le bonheur comme le mystère est à portée de foi…

4. Les curieuses manifestations de «l’âme»

La grande émotion qui accompagne le décès d’une personne très proche nous fait envie de la conserver près de nous, ou tout au moins à notre portée. Un besoin ancestral qui a déterminé les rituels de sépultures, et les cimetières mémoriaux précisément situés. Le corps ou les cendres sont localisés, mais la personne nous est «présente» partout.

Rationnellement et objectivement nous pouvons dire que ses héritiers ont dans leurs ADN le matériel génétique qui est la garantie de la présence en eux du défunt. Les proches ont le sentiment d’avoir partagé avec le décédé des moments forts qui ont aussi modifié leur propre vie.

Les médecins, psychiatres, et neurologues sont aujourd’hui perplexes devant les témoignages de «morts imminentes» que les personnes qui les ont éprouvés osent raconter sans avoir peur d’être considérés comme «hallucinés» ou psychiquement suspects.

En résumé, tous ces récits convergent : A la suite d’un accident vasculaire cérébral (AVC), d’un accident de la route, d’une complication après une opération cardiaque, un coma naturel ou artificiel, les témoins racontent qu’ils étaient considérés comme «A l’article de la mort» ou proche de la «mort cérébrale» et qu’ils se sont «vu» hors de leurs corps physiques, comme flottants au-dessus de la scène réelle. Ils entendaient les personnes autour de leur «pas encore dépouille». Ils les voyaient intervenir, procéder aux gestes de réanimation, s’interroger sur l’opportunité d’un acharnement thérapeutique.

Ils décrivent aussi une douce lumière à l’extrémité d’un tunnel, avec une sorte d’invitation à s’y diriger. Il y a aussi, et simultanément, les liens affectifs qui s’expriment, ceux qu’ils devraient quitter, ou pas. Les tâches qui restent à faire pour être tout à fait en paix, ou ne pas laisser le «petchi» à ceux qui restent.

Et une fois le pour et le contre évalué… le retour dans le corps et à la vie… avec les séquelles normales, la rééducation et la restauration des fonctions vitales, par les techniques ordinaires de la médecine, qui attesteront d’un miracle pas toujours explicable «Après ce que vous avez vécu»… en fait après ce moment où vous n’avez plus vécu. Le cœur s’est arrêté, le cerveau n’était plus irrigué, mais vous êtes revenus à la vie.

Pour certaines personnes, cela a changé leur vie : Elles ont définitivement réorienté leurs activités, leur manière de penser, leurs relations avc les autres.

Mais il y a aussi des cas plus dramatiques, qui ont un très mauvais souvenir de cette expérience, qui rend la «mort» effrayante : question : Qu’est-ce qui est effrayant, le vécu passé ou ce qui reste à vivre ?

5 L’environnement électromagnétique7

Le dernier intervenant dans le documentaire de «TEMPS PRÉSENT»8 un scientifique hollandais qui a particulièrement observé les récits des «revenus à la vie» relève que les phénomènes de «décorporations» sont communs. Les perceptions ou les visions des situations ne se font pas à partir d’un autre «corps» qui flotterait dans l’air, mais serait le «point de vue» d’une conscience (faute de meilleures définition) qui n’aurait pas de consistance particulière, mais la faculté de s’incarner (ou pas) dans ce laps de temps incertain.

Il évoque également les découvertes de la physique Quantique, et les expériences d’intrication des atomes, sur lesquels on observe des réactions identiques à distances.

En tirant sur le fil de sa démonstration – sans y accorder autrement une pertinence convaincante – cela rejoint les tentatives des mediums pour entrer en contact avec les défunts, ou les hommes ou femmes célèbres décédés «Esprit es-tu là» pour faire tourner les tables, et le plus souvent le tiroir caisse.

Nous savons par expérience que nous pouvons écouter la radio, notre portable, la TV, le wifi et les grésillements des lignes à très haute tension partout, ou presque. Il suffit d’avoir un «récepteur» calibré sur les fréquences disponibles pour recevoir un signal.

De même nous envoyons dans le «cloud» – mais ce sont aussi des serveurs bien terrestres – nos pensées les plus profondes ou les plus triviales.

Il ne serait donc pas étrange d’envisager que les «traces» des vivants de toutes les époques se trouvent aussi dans l’atmosphère et accessibles grâce à un récepteur adapté, qu’il soit physique et électromagnétique ou «spirituel». Si nous acceptons l’hypothèse que les perceptions extracorporelles sont le fait d’une entité immatérielle, et donc, pour faire simple sont «spirituelles»… encore que l’écoute les mains jointes ne favorise rien du tout.

Nous devons cependant tenir compte des témoignages de ceux qui, comme cette amie avec St Antoine, ont perçu une présence amicale, qualifiée d’«Ange Gardien» pour orienter un processus de décision, ou détourner les circonstances d’une issue fatale.

Il y a ceux qui vivent avec cette présence rassurante, mais immatérielle, d’un être aimé qui ne «quitte pas» la personne qui en a exprimé le besoin ou la nécessité … sur Facebook ou Whatsap. Il y a les «guérisseurs» et «faiseurs de secrets» qui lèvent les brûlures des traitements contre les cancers, ou effacent les verrues.

Et encore : La vision de Marie Madeleine devant le tombeau de Jésus de Nazareth, vide, le matin de Pâques : Un ange qu’elle prend pour le jardinier. Les disciples dans la «chambre Haute», fermée après la crucifixion et la mise au tombeau qui se trouvent e présence de Jésus, qui encourage Thomas à le toucher9. Et Paul sur le chemin de Damas qui entend Jésus lui demander «Pourquoi me persécutes-tu ?10»

Et les fillettes de la grotte de Lourdes qui devinent Marie avec ses vêtements traditionnels d’apparition.

Les apparences sont trompeuses quand il faut décrire une «vision de ce genre : Toutes les Maries se ressemblent à partir d’une certaine époque : tunique-robe bleue, voile blanc, regard à 10h10…

Tous les Jésus sont conformes aux peintures du 15e siècle : Un grand blond aux yeux bleus et à la barbe bien taillée… Si vous ne voyez pas dans le style du cliché, votre vision n’est pas valable !

Qu’en est-il alors des Revenants fantômes, qui sont différents des présences ressenties ?

Delphine Horvilleur les évoques dans son livre «Vivre avec nos morts»11 en insistant sur la nécessité de respecter ceux qui nous ont quittés, en racontant leurs expériences de la vie réelle, avec ses bonheurs et ses travers, pour donner de la qualité à la vie de ceux qui restent et les protéger des revenants qui les hanteraient pour avoir «raté» leur cérémonie funèbre.

Restent, les «Apparitions non sollicitées» d’indispensables accompagnants, comme St Antoine évoqué plus tôt, ou Jésus de Nazareth hors du cadre temporel et géographique, voir ecclésial.

Est-ce qu’il n’y aurait pas de la part d’«apparus»12 une réelle volonté de se rendre «présents» en agglomérant suffisamment de substance pour devenir concrets et être «ressuscité» comme dans le récit de l’apparition dans la chambre haute à Jérusalem, et l’invitation faite à Thomas de toucher les plaies de Jésus, pour être convaincu de sa présence vivante , malgré les «portes fermées», comme de supers hologrammes ?

Conclusions

Pour couper court à toutes les interrogations : Ce que j’ai essayé de mettre en relation n’implique pas d’y croire ou de ne pas y croire.

Je mettrai en citation l’histoire racontée par Delphine Horvilleur et Marc-Alain Oaknin :

Un jeudi soir dans la salle de la Yeshiva13 il y a une grande discussion entre deux vieux rabbins qui se demandent si «Dieu existe» et avec arguments et contre arguments. Ils en arrivent à la conclusion  : «Définitivement, Dieu n’existe pas»…

Le lendemain soir, les juifs de la Yeshiva se rendent à la Synagogue pour l’ouverture du Sabbat, et voient les deux rabbins s’y rendre avec eux. Un des témoins de la querelle de la veille les interpelle : «Vous venez à la Synagogue malgré votre conclusion d’hier soir ?» Et les rabbins répondent «Cela n’a rien à voir !»

Si ce que vous croyez sincèrement vous aide à vivre, alors n’hésitez pas, car, comme le rappelait St Antoine d’Egypte, selon les paroles de Jésus de Nazareth «si vous avez la foi, même aussi modeste qu’un grain de moutarde, vous pourrez déplacer les montagnes»14 «Demandez à Dieu et vous recevrez…»

C’est comme vous croyez, je n’en doute pas une seconde.

Bernard van Baalen le 27.avril 2021

1Ed Cherche midi 2018

2Genèse 18:1-16

3 En Europe, le bois sacré semble avoir été un élément important du paysage mythologique de la Grèce  et de la Rome antique, et de la pratique des cultes celtiques, germaniques, nordiques et slaves. (En anglais Hollywood)

4 Paru en mai 2015 Desclée de Brouwer Résumé du catalogue AMAZON

5Né à Lisbonne, et franciscain-Cordelier contemporain de St François, Les croyants s’adressent à lui pour retrouver leurs clés, porte-feuilles ou leurs lunettes !

6 Les marranes sont, à partir du XV e siècle, les Juifs de la péninsule Ibérique et de ses colonies (Espagne, Portugal, Amérique latine) convertis au catholicisme qui continuaient à pratiquer leur religion en secret.

7La 5G en fait partie, mais n’y ajoute rien.

8 26 févr. 2021

9Jean 20:19-31

10Actes 9:4-5

11Ed Grasset, Mars 2021

12 (J’invente le terme!)

13Maison d’étude juive

14Assez perturbant pour les géographes !

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