Dieu(x) = il / elle ?

Avec le développement de la «Théologie féministe» elle est beaucoup question de l’identité de genre de «DIEU».

C’est une polémique certainement utile pour les personnes qui ne se sentent pas concernées par un «dieu» mâle et préféreraient une figure féminine. Dans l’antiquité déjà la question se posait et elle avait été entendue en développant l’idée de «Gaïa» la déesse mère, en opposition au mâle Ouranos. Marie occupe la place dans certaines dénominations en étant même devenue «Mère de Dieu».

Actuellement, il semble que cela préoccupe les théologien.ne.s qui en conséquence ne s’occupent pas du message essentiel de la foi judéo-chrétienne. Les conciles autrefois se penchaient sur le sexe des anges pendant que les empires se massacraient avec l’allégresse des persuadés de la bénédiction divine.

Aujourd’hui, la question des droits humains, de la liberté de conscience, de la justice sociale, du respect de la création me paraissent un élément plus important que le «sexe de dieu», et il serait urgent que nous mettions tout en œuvre pour rendre pertinents les principes des «Dix Paroles» et de la charité proposés par Jésus de Nazareth à la conscience de nos contemporains.

Les batailles autour de l’interprétation du mariage pour tous, de la liberté de ne pas se faire vacciner, les arguties pour spéculer sur les matières premières et abuser des failles légales pour affamer une partie de la planète sont dérisoires et mortifères.

Défendre les principes du christianisme dans des élections, ou les choix politiques sans un engagement et un mode de vie correspondant pour l’électeur est une négation évidente de la foi chrétienne qui devrait peser sur la conscience de chacun.

Dans la contribution ci-dessous, je ne prétend pas «régler le problème», mais j’essaie de le relativiser pour ne pas en faire une condition de crédibilité.

On peut tricoter le texte initial de Genèse 1 avec ce que nous savons de l’évolution. Cela ne justifie pas le «créationnisme» : cela illustre seulement la perspicacité des auteurs de la Genèse et leur imagination.

Au commencement, Dieu créa le ciel et la terre. 2 La terre était déserte et vide, et la ténèbre à la surface de l’abîme ; … 3 et Dieu dit : « Que la lumière soit ! » Et la lumière fut. 4 Dieu vit que la lumière était bonne. Dieu sépara la lumière de la ténèbre. –


Dans les océans, sorte de bouillon qui va devenir «de culture», la « vie » apparaît il y a environ -3,85 milliards d’années.

… »le souffle de Vie» planait à la surface des eaux…

Sous forme de traces de vie unicellulaire, d’organismes procaryotiques, les stromatolithes. des bactéries, structures bio-construites apparaissent il y a 3,4 milliards d’années.

Une théorie suppose que la vie se serait développée d’abord dans le sous-sol avant de remonter à la surface de la planète.

Dieu dit : « Que les eaux inférieures au ciel s’amassent en un seul lieu et que le continent paraisse ! » Il en fut ainsi. Dieu appela « terre » le continent ; il appela « mer » l’amas des eaux. Dieu vit que cela était bon.

Les algues bleues se développent Il y a 3 milliards d’années . Elles sont les premières à produire de l’oxygène par photosynthèse. Cet oxygène est à l’origine de la couche protectrice d’ozone autour de la Terre.

Les premières formes de vie complexes (pluricellulaires) sont trouvées dans des strates géologiques du Gabon datant de – 2,1 milliard d’années Ce sont les premiers eucaryotes : des organismes dont les chromosomes sont protégés dans un noyau.

A ce niveau de l’évolution les scientifiques évitent l’identification anthropomorphique de la source de la vie. Les premiers humains qui se sont interrogés sur l’origine du vivant y ont associé une divinité, animale, tectonique (montagne) , ou extraterrestre comme le soleil, la lune ou les planètes les plus visibles.

Une désignation de la «cause première» traditionnelle apparaît comme « un divin», qui se rapproche plus de la fonction d’Ouranos puis de Zeus1, d’où dérive le mot français de «dieu». Et de là, la dérive patriarcale qui masculinise la divinité créée à l’image de l’homme, a moins que ce ne soit le contraire, je ne veux choquer personne.

Les auteurs de la Genèse ont toutefois identifié un problème en racontant une création alternative :

Dieu dit : « Faisons l’homme à notre image, selon notre ressemblance, et qu’il soumette les poissons de la mer, les oiseaux du ciel, les bestiaux, toute la terre et toutes les petites bêtes qui remuent sur la terre ! » Dieu créa l’homme à son image, à l’image de Dieu il le créa ; mâle et femelle il les créa. 2

On retrouve cette idée dans l’image / symbole du Ying et Yang 

une unité formée de deux entités combinées.:

Mais revenons à l’origine de la vie et de son évolution :

Une cellule qui se divise produit deux nouvelles cellules identiques.

Ces deux nouvelles cellules se divisent chacune en deux et produisent ainsi quatre nouvelles cellules. 3

La division cellulaire est une propriété unique aux organismes vivants. Chaque nouvelle cellule contient le matériel génétique complet qui garanti l’identité des origines et donc la trace de la «source de la vie». Ce sont les filaments d’ADN. Les cellules ayant une durée de vie limitée, leur multiplication échelonnée dans le temps assure la survie de l’espèce.

Même si on qualifie la «première cellule» de «Mère» par analogie anthropomorphique, elle est encore sans identification «genrée».

La complexification de la nature a nécessité de nouvelles manières de perpétuer l’espèce, avec pour toutes sortes d’organismes la combinaison de cellules «mâles et femelles».

L’objectif étant toujours de sauvegarder l’originalité de l’espèce. Si ce mode de reproduction est commun à presque tous les animaux, il existe aussi chez les végétaux, qui sont également des organismes vivants. Certains ont des fleurs mâles et femelles sur les mêmes tiges et s’autofécondent. D’autres ont des fleurs mâles, et il faut un autre arbre femelle pour assurer la production de fruits et donc de graines. La fécondation se fait avec la collaboration des insectes, du vent, parfois des oiseaux comme les colibris.

A ce stade, les cellules se partagent de manière égale leurs caractères génétiques, qui vont se combiner de telle manière qu’elles vont former un nouveau «vivant» original et unique.

Le codage génétique se fait par le partage des filaments d’ADN qui gardent des traces généalogiques, et surtout le «brin» qui permet le processus de vie. C’est ce que le livre de la Genèse appelle «le souffle de vie» ou dans certaines traductions «L’Esprit de Dieu», a l’origine donc du vivant. Quelque chose d’intangible, peut-être même pas souffle ténu perçu par Elie à l’Horeb.

Remarquez qu’il n’est toujours pas genré, sauf dans le langage de communication et donc influencé par la culture… nous n’avons pas vraiment le choix : le «Il» s’impose mais c’est sans importance4.

La vie s’est développée sous des formes très diverses, et a presque complètement disparu dans des «extinctions» cataclysmiques, resurgissant d’héritiers d’un morceau de génome riche de potentiel de développement.

Ce qui est fantastique au sens propre, c’est que les bases fondamentales de la structure des mammifères et des oiseaux ont résisté à tous les anéantissements : 4 pattes, deux yeux, un squelette avec des articulations complexes – les épaules, on aurait pu faire plus simple – les vertèbres, un système digestif et respiratoire avec les variantes aquatiques ou aériennes.5

Les dinosaures, les lapins de garenne et les humains partagent un extraordinaire programme génétique de développement. Et tous ont en commun le «besoin» de survivre.

Et chez les humains, comment ça marche ?

Il faut sauter quelques époques et milliards d’années pour nous retrouver à l’aube de l’humanité, c’est à dire très tard dans le processus de l’évolution.

Quand la survie de l’espèce, la mort d’un individu s’est imposée au-delà de l’instinct de conservation, les premiers «Pourquoi» ont surgi : Pourquoi, lui, pas elle, elle et pas lui, eux, pas nous, nous et surtout pas eux ?

Qui veut que cela se continue, et sous quelle forme, quelle procédure sociale pour éviter la consanguinité, par exemple ? L’expérience a sans doute été déterminante.

Pour imposer les conditions de survie indispensable, les humains ont besoin de règles ou de précautions élémentaires pour assurer la descendance et ne pas se bouffer le nez au propre et au figuré. L’individu dominant, mâle ou femelle est le gagnant de toutes les variantes possible de compétitions. Les femmes portent les descendants, chasseurs ou guerriers, elles assurent la survie du groupe. Les chasseurs rapportent la nourriture que les femmes n’ont pas le temps de chercher. Ils rencontrent d’autres chasseurs et procèdent à des échanges qui deviendront commerciaux.

Le partage des tâches devrait être naturel, c’est sans compter que «je suis meilleur que toi»,

«j’ai plus d’enfants que toi»… «le chef me préfère pour porter sa descendance». «Je préfère ce mâle pour la qualité de mes enfants». Entre les sommets enneigés et les plages idylliques chaque groupe humain tribalisé trouve son mode de vie le plus adéquat à son environnement.

Puisqu’il faut survivre, et garder la ligne… Comment stabiliser la situation ?

Organiser des «combats de chefs» peut-être contre-productif, si l’issue est la mort du perdant, ce qui fait une paire de bras en moins. Le «turnover» des matriarches est sans doute plus hasardeux à cause des risques lors de la mise au monde des enfants.

Il faut que la désignation du «Chef» ou de «la Cheffe» se fasse sous l’autorité de la nécessité vitale.

L’instinct de survie est la nécessité vitale, mail il vient d’où  ?

On voit bien ou est la source du ruisseau, si on ne comprend pas comment l’eau arrive, sinon par la nécessité de couler… La nécessité de couler est causée par la même nécessité de survivre pour le groupe. La nécessité est antérieure à ce qu’on sait de l’origine du groupe, et de l’eau de la source. Quelqu’un ou quelque chose l’a voulu ainsi… C’est une énergie plus puissante que nous, plus permanente que nous, qui veut le commencement et qui signe aussi la fin de la partie.

La genèse l’appelle le souffle de vie, pourquoi pas. Quand le/la dominant/e veut quelque chose, il vaut mieux le réaliser, c’est moins perturbant. Et si on n’est pas d’accord, on tente de prendre sa place, ses prérogatives, ses signes distinctifs… et cela fini mal pour tout le monde. Caïn et Abel peuvent en témoigner.

L’expérience de la vie en société produit sur tous les continents et dans toutes les configurations humaines à peu près les mêmes règles :

Il y a une force/énergie qui nous précède et nous dépasse, elle est le fondement de notre existence.

Nous en racontons les origines et nous respectons les décisions que nous pouvons discerner.

– Il vaut mieux respecter ses parents : Ils ont l’expérience et nous guident dans nos apprentissages.

– On ne tue pas les membres de sa famille ou ses voisins cela perturbe l’ordre dans le groupe,

et entraîne des risques de vengeance.

– On ne vole pas ce qui manifestement fait partie des biens ou de la communauté d’autrui, surtout si c’est un proche. C’est aussi valable pour ses conjoints

– On ne raconte pas des fausses histoires pour se protéger en cas de mauvaise conduite.

La vérité est garante de la liberté.

En fait, vous avez remarqué, le chef, la cheffe, interprète ou incarne un peu le rôle de «l’Autorité» créatrice pour la durée de son règne… L’Autorité Originelle doit aussi bien fonctionner comme nous ?

Elle a son domaine, ses compétences, son pouvoir, ses objectifs, et si c’est aussi ceux du chef ou de la cheffe, tout va bien. L’autorité «locale» a une famille, des descendants, et on voit bien que cela devrait être comme chez nous : quand il y a de l’orage dans l’air on ne peut pas en douter !

Et voilà que surgit l’anthropomorphisme attribué à l’Autorité Originelle. Pas toujours «humaine» du reste, car l’«ours», colocataire des abris des premiers humains pensants, et plus puissant, bien que moins bavard, a aussi été affublé de la puissance originelle.

A ce stade, l’Autorité Originelle n’est toujours pas vraiment genrée, sinon par identification au système social du groupe. En tout cas on ne l’appelle pas d’un nom générique «dieu».

Le nom qui lui sera donné est souvent lié au lieu de résidence : Montagne, source, caverne, volcan, arbre, le catalogue est infini.

L‘Autorité Originelle localisée a un handicap majeur : Elle contraint ses adeptes à la sédentarisation, conséquence de l’évolution de l’humanité qui passe des chasseurs cueilleurs à la culture et à l’élevage. Le problème se pose quand un autre groupe veut vous prendre la place : Vous perdez vos «repères» références, et un peu de votre dignité…

On raconte que les hébreux, à la suite des Madianites nomades du Sinaï vont se libérer des divinités locales, en se référant à une autorité originelle morale qui a dicté ses conseils, connus comme les «Dix Paroles».

Au Sinaï, L’Autorité Originelle productrice flamboyante des «dix Paroles» a un curieux nom : «je suis qui dit je suis», ce qui est le nom de personne, sauf de celui ou celle qui le dit et le défend à l’exception de toute autre autorité.

L’Autorité Originelle va devenir genrée, puis avec le développement du «monothéisme» cette autorité va prendre des caractéristiques masculines ( de préférence) et féminine en cas de besoin de consolation ou de «couvaison».

L’ancien testament pour se limiter à la culture judéo moyen orientale, nous raconte que les hébreux n’ont qu’une idée : ressembler à leurs voisins et à leurs manières de considérer leur origine.

Pas de lieux particuliers ? Pas de problème on fait une caisse, on y met le symbole de l’autorité originelle, une tête de taureau, les stèles des dix paroles … on n’en sait rien, mais on promène la caisse. On imagine la divinité comme celles des voisins, puissant vengeur, jaloux amoureux de son peuple, maniant les bénédictions et les châtiments au gré des relations internationales.

La divinité reçoit le nom de YHWH … on ne sait pas comment il se prononce, on ne sait plus, mais il devient en effet sérieusement «mâle».

L’une des dix paroles exigera que ce nom ne soit pas utilisé vainement.

Le nom permet de le distinguer de toutes les autres divinités, et comme les autres divinités, il aura une comparse-compagne : Ashera… Ils seront un «couple divin».

Le couple va «être divorcé» assez tôt dans l’histoire : Ashera sera remplacée par la «shekina», la sagesse de Dieu . Les grecs lui ont donné ce titre : «Dieu», au 3e siècle à Alexandrie, faute de mieux.

Autour du 7e siècle avant J.-C. Les maîtres du divin = Prêtres selon l’acception courante, pour assurer le pouvoir religieux sur le peuple hébreu, imposent le monothéisme : Un seul divin, un seul lieu de culte à Jérusalem

Au 3e siècle av JC, a l’occasion de la traduction en grec des textes de l’ancien testament à Alexandrie par les 70 interprètes venus de toutes les régions où se pratiquait la religion juive, une version commune hébraïque a également été élaborée et harmonisée, dans la mesure de l’impossible6, pour mettre en évidence un monothéisme masculin, religieusement correct.

Jésus de Nazareth, qui va passer l’essentiel de sa mission sur terre à mettre en valeur les «dix paroles», va se présenter comme un «fils de Dieu», un des millions de «fils de Dieu» qui sont héritier de cette étincelle originelle qui nous encourage à vivre en respectant ces dix paroles, avec le code de la charité et de l’amour pour en rendre toute la subtilité.

Les peintres et sculpteurs vont s’emparer de l’image de Dieu, individualisée «masculine et patriarcale», un noble vieillard tendant la main au misérable humain qui aspire à la vie éternelle.

Jésus de Nazareth devenu «FILS DE DIEU», et «DIEU» soi même devient une icône plus ou moins asexuée regardant vers le ciel en attendant d’y accéder…

On regarde son cœur saignant, sa barbe blonde, ses souffrances sur les bois de la torture infamante décrétée par une foule en délire et la collaboration du pouvoir local de Pilate.

On médite sur ses miracles, ses succès de thaumaturge, sa marche sur les eaux ou son illumination sur la montagne. On ne pratique pas ses conseils, on ne met pas en œuvre ses paroles : Il n’est plus que l’idole de lui même, prétexte à l’accaparement du pouvoir divin à des fins suspectes si ce n’est pas franchement criminelle.

Alors comment parler de cette AUTORITÉ ORIGINELLE, nous qui en sommes porteurs :

«Je suis» (est) au milieu de vous dit le rabbi de Nazareth. Ce n’est pas ailleurs, pas au ciel – heureusement – toutes les fois où vous avez porté secours, aide et sollicitude à l’un de ces petits qui son victimes de la société, c’est à moi que vous l’avez fait… dit Jésus qui nous propose de faire comme lui… c’est risqué.

«Je suis» est au milieu de vous» si «vous» est un groupe de femmes, il est au cœur de ces femmes.

Si «Je suis» est au milieu de vous», un groupe LGBTQI+ il est de même au milieu.

Si «Je suis» est au milieu de vous», un concile ou un consistoire, il est «performant» si ses préceptes et ses encouragements à respecter VRAIMENT les dix paroles sont suivis.

Ni homme, ni femme… mais tellement pertinent et réel.

Alors, oui, nous sommes tous descendants de cette source vitale originelle. Mais elle n’est pas «père» ou «mère», à un moment de l’histoire de la terre où ces termes n’ont pas de sens.

Et vouloir «genrer» cette source de vie pour la rendre pertinente aujourd’hui me semble rater la cible, qui reste la protection de la vie, la liberté, et la justice, avec la charité de l’amour, ce «plus» qui fait le charme de notre existence.

Si les conciles et les théologiens souhaitent se battre sur le sujet, grand bien leur fasse, au moins pendant ce temps ils ne feront pas de bêtises…

Il/elle n’en reste pas moins, qu’héritier.e.s du «souffle divin» nous sommes frères et sœurs de générations en générations.

1Les dieux qui illustrent la création dans la culture Grecque.

2Voir : T. Römer, “L’éviction du féminin dans la construction du monothéisme”, ETR 78, 2003, p.167-180

3http://www.facmed-univ-oran.dz/ressources/fichiers_produits/fichier_produit_2527.pdf

4L’auteur de ces lignes est un théologien mâle victime de son atavisme.

5Les poulpes et leurs différentes variantes ont en commun avec nous les yeux… et sans doute une forme d’intelligence encore à explorer, mais la conversation psychanalytique est délicate dans ce cas !

6Quand on demande un avis à deux rabbins, ils donnent trois réponses différentes.

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